Lundi matin, 8h30. Un patient se présente pour un scanner thoracique sans injection. À l'accueil, on lui demande son bilan de créatinine. Il n'en a pas : personne ne le lui avait demandé. La secrétaire hésite, appelle le radiologue, le planning prend du retard. Pourtant, pour un scanner non injecté, ce bilan n'était pas requis.
Ce type de situation est fréquent dans les centres d'imagerie. Certains demandent la créatinine systématiquement, par précaution. D'autres la ciblent selon le type d'examen et le profil du patient. Dans un contexte où les centres traitent des volumes croissants avec des équipes stables, la question se pose naturellement : comment fiabiliser cette logique sans reposer sur la seule mémoire des équipes ?
C'est un enjeu d'organisation avant tout. Et c'est précisément sur ce terrain que des outils comme ApiBorne et EasyDoct apportent une réponse concrète : intégrer la logique de décision dans le parcours numérique du patient, de la prise de rendez-vous jusqu'à l'accueil.
Scanner injecté vs non injecté : le contexte
Avant d'aborder l'aspect organisationnel, un rappel rapide du contexte clinique. La créatinine est un marqueur de la fonction rénale. Son dosage est pertinent lorsqu'un produit de contraste iodé est administré, car ce produit peut affecter les reins chez les patients à risque.
Scanner injecté
Administration d'un produit de contraste iodé. L'évaluation de la fonction rénale est pertinente chez les patients à risque (diabète, hypertension, insuffisance rénale connue, âge avancé avec comorbidités).
Scanner non injecté
Pas de produit de contraste, donc pas de risque néphrotoxique lié au contraste. La demande systématique de créatinine ne répond pas à une indication directement liée à l'examen.
Ce que l'on observe sur le terrain
Dans un centre réalisant 80 scanners par jour dont environ 40% sont non injectés, la demande systématique de créatinine représente une trentaine de bilans quotidiens potentiellement non nécessaires. À l'inverse, sans rappel structuré, certains bilans réellement requis passent entre les mailles. Ces deux situations ne relèvent pas d'un manque de compétence : c'est la gestion manuelle de la règle qui atteint ses limites.
Intégrer la logique de décision dans le parcours numérique
Si le problème est organisationnel, la réponse l'est aussi. L'idée est simple : plutôt que de laisser chaque interlocuteur (secrétaire, standard, borne) gérer la règle de tête, on l'inscrit dans le système. Avec ApiBorne et EasyDoct, la demande de créatinine peut être conditionnée automatiquement à des critères précis, à chaque étape du parcours patient.
Lors de la prise de rendez-vous
Prise de RDV
Le système détecte si l'examen programmé est injecté. Si c'est le cas, des questions ciblées sont posées automatiquement : diabète, insuffisance rénale, hypertension, bilan récent. En fonction des réponses, la demande de créatinine est générée ou non.
En rappel pour le personnel
Alerte contextuelle
Si la prise de rendez-vous est faite par téléphone ou au guichet, le logiciel affiche une alerte contextuelle et rappelle les critères médicaux prédéfinis. Cela évite les oublis sans tomber dans le systématique.
À l'accueil sur borne
Vérification borne
La borne vérifie les prérequis de l'examen au moment de l'enregistrement. Si un bilan requis est absent, elle alerte le personnel. Si le bilan n'est pas nécessaire, aucune contrainte supplémentaire n'est imposée au patient.
Interface d'administration
Paramétrage libre
Les règles de déclenchement sont entièrement paramétrables par le centre : quels examens nécessitent un bilan, quels critères patient sont pris en compte, quels messages afficher. Chaque centre configure selon sa propre pratique.
Avant et après : ce qui change concrètement
Pour mieux comprendre ce que cela change au quotidien, voici un comparatif entre un fonctionnement sans outil dédié et un parcours où la logique est intégrée numériquement.
Sans automatisation
- -La créatinine tend à être demandée à l'ensemble des patients, y compris pour les scanners non injectés
- -Le patient doit faire un bilan biologique supplémentaire qui n'est pas toujours nécessaire
- -La secrétaire doit vérifier manuellement chaque cas pour savoir si le bilan est requis
- -Risque d'oubli pour les examens où le bilan est réellement nécessaire
- -Le jour de l'examen, délai supplémentaire si le bilan manque
Avec ApiBorne + EasyDoct
- +La demande est conditionnée au type d'examen et au profil patient
- +Le patient n'est contraint que si nécessaire
- +La logique est appliquée automatiquement, sans charge mentale pour les équipes
- +Le risque d'oubli est fortement réduit grâce aux rappels automatiques intégrés au parcours
- +Le jour J, le parcours est fluide car les prérequis ont été traités avant l'arrivée du patient
Les bénéfices concrets pour le centre
Au-delà du comparatif, les retours de terrain mettent en évidence trois axes d'amélioration concrets lorsque la logique de demande de créatinine est structurée numériquement.
Ce que ça change au quotidien
Parcours patient fluide
Le patient ne reçoit que les instructions adaptées à son examen. Moins de contraintes inutiles, moins de questions au guichet le jour J.
Sécurisation des examens injectés
Pour les examens qui nécessitent un bilan, le système vérifie que le prérequis est rempli et alerte en cas de manque.
Charge mentale réduite
Les secrétaires n'ont plus à se poser la question pour chaque patient. La logique est portée par le paramétrage, pas par la mémoire individuelle.
Exemple terrain
Dans un centre où une secrétaire gère en moyenne 25 prises de rendez-vous scanner par jour, l'aide au tri automatique entre examens injectés et non injectés représente un gain de temps réel. Pour les examens injectés, les prérequis sont tracés et rappelés au patient dès la confirmation du rendez-vous, ce qui limite les situations de report le jour de l'examen.
Moins d'oublis
Sur les bilans réellement requis
Moins de bilans inutiles
Pour les examens non injectés
Configurable
Chaque centre définit ses propres critères
Un paramétrage, pas un jugement
Ces bénéfices reposent sur un principe fondamental : le système ne décide pas à la place du médecin. Il applique les règles définies par le centre. C'est le radiologue ou le responsable médical qui configure les critères selon sa pratique et les recommandations en vigueur.
Quels examens déclenchent la demande
Le centre définit quels types d'examen (scanner injecté, IRM avec injection, etc.) nécessitent un bilan de créatinine.
Quels critères patient sont évalués
Diabète, hypertension, insuffisance rénale connue, âge : les questions posées au patient sont paramétrables.
Quels messages sont affichés
Les consignes données au patient (sur la borne, par email ou SMS) sont personnalisables par le centre.
Quelles alertes sont générées
Si un prérequis manque le jour de l'examen, le personnel est alerté automatiquement avec le détail de la situation.
La logique en pratique
Le système fonctionne comme un arbre de décision configurable. À chaque étape du parcours (prise de rendez-vous, rappel, accueil sur borne), il évalue les critères définis par le centre et adapte son comportement en conséquence.
Étape 1
L'examen est-il injecté ? Si non, pas de demande de créatinine.
Étape 2
Le patient présente-t-il des facteurs de risque ? Questions automatiques.
Étape 3
Le bilan est-il fourni ? Vérification à l'accueil et alerte si nécessaire.
La gestion de la créatinine en amont d'un scanner n'est pas un détail administratif. C'est un processus qui gagne à être structuré pour mieux sécuriser les examens injectés, fluidifier le parcours patient et soulager les équipes d'accueil.
En radiologie, l'innovation ne se limite pas à l'imagerie. Elle passe aussi par la manière dont un centre organise, standardise et fiabilise ses processus d'accueil.
Ce qu'il faut retenir
- 1Le dosage de créatinine est avant tout pertinent pour les scanners injectés et les patients présentant des facteurs de risque
- 2ApiBorne et EasyDoct permettent de conditionner automatiquement la demande au type d'examen et au profil patient
- 3Le système pose les bonnes questions au bon moment : prise de RDV, rappel, accueil sur borne
- 4Les règles sont entièrement paramétrables par chaque centre selon sa propre pratique
- 5Le résultat : moins de contraintes inutiles pour le patient, un suivi plus fiable des bilans requis, et une charge de travail mieux répartie pour les équipes
Vous souhaitez structurer la gestion des prérequis dans votre centre ?
Chaque centre a ses propres pratiques et contraintes. Nous pouvons échanger sur votre organisation pour voir comment un paramétrage adapté pourrait s'y intégrer.


